Bourse

Analyse Boursière

L’année 2015 n’a pas été des plus calmes notamment sur le plan boursier. Après un premier semestre haussier porté notamment par un alignement favorable des planètes (pétrole, euro et taux d’intérêt faibles), le CAC 40 atteint son niveau le plus haut de l’année en avril à 5 268 points en hausse de près de 24 % par rapport au début de l’année. Le deuxième semestre a été marqué par des inquiétudes sur l’économie chinoise qui ont participé à une rechute du pétrole et une chute brutale des marchés fin août. La fin de l’année a vu le retour d’une plus forte volatilité, alimentée par divers évènements comme le scandale Volkswagen ou des craintes sur les conjonctures économiques des pays émergents. Le CAC 40 finit quand même l’année en hausse de 9 % à 4 637 points.
Dans ce contexte difficile, les valeurs des éditeurs de logiciels tirent leur épingle du jeu avec une hausse moyenne de 17 % sur l’année, et une fin d’année particulièrement favorable. Le Nasdaq quant à lui, finit juste au-dessus des 5 000 points en hausse de 6 %. Sur la durée, la performance est encore plus remarquable : entre le début de l’année 2011 et fin 2015, la progression moyenne du cours des éditeurs français est de 114 %, contre 86 % pour le NASDAQ et 19 % pour le CAC 40 sur la même période !
Parmi les éditeurs de logiciels français, un peu plus de la moitié ont surperformé le CAC 40 en 2015. Notons, outre la performance solide de Dassault Systèmes dont la valorisation boursière est désormais proche des 18 milliards d’euros, que certaines valeurs ont vu leur cours augmenter de plus de 50 % parmi lesquelles Axway, Cegid, Esker, GFI, Infopro Digital ou Sopra Steria.
Saluons enfin l’entrée en bourse de Wallix et d’Oceasoft en 2015 et de Witbe en 2016 qui témoigne du dynamisme du secteur technologies en général et celui de nos éditeurs de logiciels en particulier.
Si l’année 2016 s’annonce incertaine, on peut espérer que le secteur des logiciels, porté par des perspectives favorables à long terme de besoins de transformation et de digitalisation de l’économie, saura continuer à

profiter des opportunités de marché pour créer de la valeur pour leurs actionnaires sur la durée.

Alexis Rey, Associé PwC