éditos

Nous sommes très heureux de vous présenter notre analyse des entreprises du numérique français. Cette étude, initiée par PwC en 2008 en partenariat avec TECH IN France (AFDEL) porte, à l’instar des années passées, sur les éditeurs de logiciels, les éditeurs de jeux vidéo ainsi que les fournisseurs de services Internet.
Au-delà des classements, qu’il convient de relativiser comme à l’accoutumée, tant le digital envahit l’ensemble de l’économie et plus seulement les entreprises technologiques et les éditeurs de logiciels, cette publication se présente comme un kaléidoscope et un ensemble de témoignages sur les grandes évolutions représentatives de la transformation digitale de la société. Et cette transformation digitale est orchestrée par les entreprises du numérique. Par ailleurs, ce qui apparaît clairement, c’est l’extraordinaire richesse d’initiatives et d’innovations qui émergent en France actuellement. Le monde des start-up est en effervescence, et les incubateurs ou autres programmes d’accélérateurs s’inscrivent dans ce mouvement, comme, par exemple, Le blender de TECH IN France ou L’Accelerator de PwC. Pour rendre compte de ces dynamiques, nous avons structuré ce document autour des principaux thèmes qui illustrent les ruptures en cours : le big data, l’impression 3D, l’inexorable évolution vers toujours plus de SaaS, etc., avec, cette année, un focus particulier sur le potentiel de rupture que représente l’émergence des technologies blockchain, ainsi que sur l’importance de la prise en considération de l’expérience utilisateur comme une composante essentielle des modèles économiques.
Ces évolutions sont pleines d’opportunités. Mais les transformations ne se font pas sans peine non plus. À titre d’exemple chacun sait que la transition d’un modèle vers du SaaS n’est pas toujours facile à gérer, quand bien même il est porteur de croissance à long terme ou rendu nécessaire à la demande des clients. Par ailleurs, de nouvelles contraintes apparaissent, notamment liées à la cybersécurité. Mais quelles que soient les réticences, la marche vers le SaaS semble inexorable et ce modèle est plus que jamais l’un des principaux vecteurs de croissance pour le secteur.
Quelques chiffres pour finir : le top 100, c’est 10,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, une croissance de 14 % par rapport à l’année dernière. Et au niveau des investisseurs, pour les éditeurs de logiciels côtés, entre le début de l’année 2011 et fin 2015, la moyenne des progressions du cours des éditeurs français est de 114 %, contre 86 % pour le NASDAQ et 19 % pour le CAC 40 sur la même période. Année après année, le secteur témoigne de sa résilience, de sa croissance et de sa capacité à contribuer positivement à l’économie.
Avec Les 100 Digital, PwC confirme son engagement auprès des entreprises du numérique français, en les accompagnant avec une gamme complète de services adaptés aux entreprises de toute taille du secteur, comprenant l’audit, le conseil en organisation et en stratégie, l’assistance dans les transactions et le conseil juridique et fiscal.
Nous espérons que cette nouvelle publication vous apportera un éclairage pertinent sur un secteur riche de promesses.

Pierre Marty, Associé PwC, Responsable du secteur Technologies

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Jamal Labed

Nous sommes heureux de pouvoir vous présenter comme chaque année le palmarès de référence du numérique français, classement inédit réalisé par les équipes de TECH IN France, de PwC et du SNJV, qui permet de prendre le pouls de notre industrie.
Le dynamisme de notre industrie n’est plus à démontrer. Avec 14 % de croissance pour le GSL 100 cette année, le numérique tire sans conteste la croissance française ! Logiciels, Jeux vidéo et Services Internet ont en commun de reposer sur des produits industriels, en innovation constante et parfaitement standardisés… Ils sont le fer de lance de la transformation des usages et de la transition numérique des entreprises. Des réussites exemplaires sont là pour l’illustrer : Dassault Systèmes, Ubisoft, Criteo, Deezer, Talend, qui ne doivent pas faire oublier les belles ETI françaises du numérique.
Un regret peut-être ? Que ces ETI ne trouvent pas en France, voire même en Europe, les moyens d’assurer leur destin. Et de poser alors la question de notre capacité à terme à construire de façon pérenne des champions internationaux.
Car la vitalité de notre écosystème start-up doit pouvoir aussi s’inscrire dans cette chaîne vertueuse qui permet à une nation de disposer de champions de classe mondiale dans tous les domaines où ses savoir-faire sont reconnus… Cela reste un défi en FRANCE, TECH IN France y travaille avec tous ceux qui veulent faire de la France une puissance numérique mondiale.

Jamal Labed, Président de TECH IN France

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L’année 2015 a été une bonne année pour la deuxième industrie culturelle de notre pays, avec globalement une augmentation du chiffre d’affaires des entreprises de l’ordre de 10 % à 15 %, et une création nette d’emplois de 20 %.
La 8ème génération de consoles, notamment, a redonné de la vigueur aux créations originales. On dénombre plus de 800 nouvelles créations engagées cette année dans les pipelines de production des entreprises françaises. Cette vigueur créative s’est également portée sur les trois autres piliers du secteur que sont les jeux mobiles, web et PC et certains jeux ont connu un formidable succès international à l’image de Life is Strange, la dernière création du studio DontNod Entertainment.
Néanmoins, ces bons résultats ne doivent pas faire oublier la relative fragilité des entreprises françaises qui souffrent d’un manque d’accès au financement. Notre industrie manque également d’entreprises de taille intermédiaire qui leur permet d’affronter les marchés internationaux hyperconcurrentiels. Cette compétition acharnée et la disruption de la chaîne de valeur laissent d’ailleurs beaucoup de studios en difficulté sur le marché des jeux sur mobile, où la croissance est cependant la plus importante au niveau mondial.
Dans ce contexte, il semble d’une très grande importance que les pouvoirs publics pérennisent les dispositifs d’incitation à la R&D (CIR, CII, JEI) ou de soutien à la création (CIJV) qui permettent à nos entreprises de combler le déficit de compétitivité avec les entreprises étrangères.

Levan Sardjevéladzé, Président SNJV